ÊTRE HUMAIN, CONNAIS-TOI TOI-MÊME!

Découvre-toi
et maîtrise-toi, tu maîtriseras ta destinée.
La quête suprême est LA PLEINE RÉALISATION DE SOI.
Être soi-même, croire en soi même!a
"Être ou ne pas Être. C'est ça la question" !
Apprenons à cultiver la joie et l'amour de soi pour
l'intérêt de tous
Outils et recettes
pratiques de réalisation de soi pour une vie meilleure


Ce Blog était mon éléphant! Maintenant, suis-je devenu un papillon?



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dimanche 9 février 2014

ALIGNEMENT STRATEGIQUE MINTZBEG - EDWARD DE-BONO

STRATEGIE GAGNANTE D’ALIGNEMENT MANAGERIAL

De surcroît les théoriciens des ressources humaines ambitionnent à une mission d'alignement du management sur une stratégie commune. Certes les experts en management le réclament depuis, mais aucun ne prétend y parvenir, car leur rôle de partenaire d'affaires est encore naissant. C'est vrai qu’aujourd'hui plus que jamais, la DRH est appelée à jouer un rôle de partenaire d'affaires au niveau stratégique de la haute direction, mais, à peine pris sa place au niveau stratégique, on s’attend à des miracles. On veut charger la DRH de toute la mission d'alignement des cadres, décideurs et acteurs sur une même stratégie d'affaires. Alors que la réalité n’est pas rose dans les organisations de service tel que la santé ou l’éducation. L’harmonisation ne va pas de soi comme en usine de boites de conserve. Chaque département et chaque directeur ayant sa position solide et sa propre logique et référentiel, n’est pas intéressé à harmoniser ses objectifs et ses stratégies d'action avec des partenaires qui se retranchent derrière une logique de pouvoir ou de rapport de forces. La présence de la DRH parmi eux ajoute une nouvelle dimension à cette complexité sans cesse exigeante.

La vision juste d’une nécessité d’alignement des cadres, décideurs et acteurs sur une même stratégie motrice est indubitable, mais l'idée de mettre la responsabilité principalement sur le ‘nouvel invité’ au cercle des grands décideurs est tout à fait discutable. Car le leader des ressources humaines est astreint à sa logique légaliste et à sa stratégie humaniste en abordant toute problématique. Il n'a pas encore développé son rôle de coach exécutif ni de coache de gestion. Il a encore grandement besoin d'être tout juste compris et respecté afin de prendre la place qui lui revient en tant que partenaire d'affaires. Si on veut arriver plus vite on ne doit brûler les étapes.

En se référant au discours des sages et libres penseurs qui font autorité mondiale en management, à n'en citer que Mintzberg et Édward de Bono, on trouve des perspectives phares et grande lumière au bout du tunnel :

Avec le principe de coaching ourselves’ en constituant une communauté d'apprenants au sein de l'organisation, Mintzberg nous invite à développer la pensée stratégique à tous les niveaux en partageant ses bonnes pratiques, ses bons coups et ses erreurs avec les autres acteurs et décideurs. Le contexte ici ne permet pas des citations, mais en tant que libres penseurs on s'en passera. En substance, Mintzberg nous apprend que la planification stratégique doit se limiter au plan-cadre et faire de la place aux autres niveaux, tactique et opérationnel, tout en jouant le rôle de catalyseur et de guide. Elle doit permettre le développement de la pensée stratégique à tous les niveaux en élaborant des synthèses pragmatiques et des leçons tirées de l'expérience antérieure. Dans cette perspective, l'alignement tant recherché s'opère verticalement dans les deux sens. Le coaching exécutif permettra de catalyser cette dynamique.

Avant de sombrer dans les dialogues de sourds à la veille des grandes décisions, il est question de préparer le terrain au fur et à mesure en organisant des rencontres où les cadres supérieurs partagent et vulgarisent l'enseignement des expériences passées avec les cadres intermédiaires tout en questionnant ceux-ci sur leurs tactiques adoptées lors de la mise en œuvre des plans antérieurs. À tour de rôle, chaque niveau apprend un plus sur l'expérience vécue et son interprétation aux yeux de l'autre. En voici un outil d'alignement de pensées et un enrichissement mutuel. La même approche est requise en réunion entre les cadres intermédiaires et les cadres techniques. En partageant le fruit de l'expérience antérieure, l'opérationnel apprend plus sur l'intelligence tactique et réciproquement le niveau tactique apprendra plus sur l'intelligence opérationnelle et ainsi de suite. Il s'agit là d'une nécessité incontournable pour développer l'alignement en communauté de ‘coaching ourselves’ /Mintzberg.

Par ailleurs, le sage Édward de Bono nous révèle la puissance de la pensée latérale qui nous évite les débats sans fin ainsi que le billais d'influence de l'autorité qui parle ou de son bagout. Ainsi pour passer de la phase préparatoire d'apprentissage de l'alignement prônée par Mintzberg à la phase d'élaboration du processus de décision collective pour un alignement stratégique, Édward de Bono nous apprend à regarder systématiquement ensemble dans la même direction. Il nous propose le recours systématique à la méthode et ses chapeaux en gérant adéquatement sa démarche. Il s'agit là d'une clé de réussite incontournable, à expérimenter courageusement et à mettre à l'épreuve. Elle nous permet de récupérer intelligemment tout le temps investi dans l'apprentissage de la pensée stratégique de Mintzberg. On outre, si on tient réellement à développer la synergie d'équipe et éviter les coûts pénibles en stress et en débat interminable avec les fâcheuses erreurs souvent irréversibles, on ne peut se passer de la sagesse Edward de Bono. Il y va de la réussite ou de l'échec du plan actuel d'affaires.

DILEMME DE LA GOUVERNANCE SCOLAIRE

Ce n'est qu'en se référant aux problématiques réelles dans le processus de prise de décisions collectives aux fins d'une planification stratégique qu'on pourrait discerner nettement les différents niveaux d'inférence stratégique, tactique et opérationnel. C'était mon expérience vécue en comité de programme qui m'a permis non seulement de comprendre les nuances du modèle systémique de Mintzberg, mais d'en tirer de précieuses leçons quant à l'opposition du concept traditionnel de planification stratégique avec le processus décisionnel tactique et opérationnel pris en charge par les gestionnaires.

Lorsqu'on sait où doit s'arrêter la liberté de l’un pour laisser commencer la liberté de l'autre, il n'y a plus matière d'opposition ni d’antagonisme. Toutefois, nous savons que l'histoire avance par erreur et correction et la mémoire est souvent myope! En effet, dans une perspective fonctionnaliste de la gestion, la planification stratégique a vite fait son chemin sur un marché protectionniste et dans un monde sous contrôle. Toutefois, cela n’a pas tardé à démasquer son visage autocratique qui souleva un bouclier de résistance de l’exécutif qui se voit dire quoi faire et ‘strictement’ comment le faire.

La solution de facilité usitée consistant à modifier le plan précédent par simple maquillage et imposition normative a vite démontré l’absurdité et le non-sens des prescriptions et a créé une prise de conscience et un plus grand besoin de gestion participative qui fait sens à l’action sur terrain. Cela a accéléré le mouvement de l’histoire.

On réalise enfin, pour la première fois que la planification stratégique n'est dans aucun cas un substitut à la dimension tactique de la gouvernance, ni une entrave aux plans opérationnels d'action situés. Les plus ‘wise’ des leaders se sont vite rétractés et réajustés pour limiter la planification stratégique au plan-cadre qui sert de gabarit et s’abstient de se prononcer sur la ‘quatrième colonne’ de planification, la laissant comme une marge de manœuvre à l’exécutif avec ses plans d’action /terrain efficients.

À l’observation des pratiques réelles des leaders du management, Mintzberg a carrément rejeté le mythe des POCCC pris à la lettre et montré comment ça marche réellement, en lui donnant sens et intelligence. En frappant de plein fouet le paradigme établi, sa stratégie était de désarçonner le ‘vice à la mode’ avant de faire de la place à la voie du milieu.

Bien qu'il a basculé d'une extrême à l'autre, il n’a pas jeté en bloc le principe et l’esprit de la méthode qui demeure toujours utile dans un mini-système simple et contrôlé. Mintzberg fait bien la part des choses entre planification stratégique et processus décisionnel continue et fait de la place autant aux intentions situationnelles émergentes qu'aux intentions délibérées de la haute direction. Autrement dit, il a fait autant de place aux dimensions, tactique et opérationnelle qu’à la dimension stratégique.

Dans sa perspective, la collégialité et le transfert ‘bottom up’ auront davantage de place dans les stratégies gagnantes qui surmonteront le chaos de la complexité et de l'imprévisible. Va-t-on s’inspirer humblement des enseignements de cette sommité mondiale ici même au Québec, pour remédier aux aberrations dans la gestion traditionnelle de la pédagogie collégiale?

Par ailleurs, on ne peut que constater la remontée actuelle de la ‘mode’ évaluative à outrance et de l’évaluation des évaluations et des évaluateurs qui soulève à nouveau un bouclier contre les plans stratégiques réédités ‘sans scrupule’ et imposés comme un dogme qui brime la créativité de l’exécutif. On ne peut s’empêcher d’y voir un retour au dirigisme autocratique qui rebute chacun sur le plan pédagogique. D’autant plus qu’on se trouve devant le fait accompli avec la formule : ‘’faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais’’!

À tous les niveaux, les leaders de la planification stratégique (CS) ne cessent de sommer les gestionnaires sur terrain d’appliquer un leadership participatif alors même qu’ils s’en lavent les mains à leur niveau. ...On dirait! Or, d’aucuns savent qu’il y a une limite d’élasticité et qu’on ne peut plus aller plus loin et empiler tâches et responsabilités croissantes sur les directions d’écoles tout en espérant sincèrement voir un leadership pédagogique réel.

La mobilité des directions est à son ‘paroxysme’ et les commissions scolaires se voient parfois décliner leurs offres aux postes de Direction. Parfois, elles ne peuvent même plus congédier une direction carrément défaillante, faute de remplaçant! Quand le leadership pédagogique tant prisé devient secondaire alors même qu’on prône ‘la réussite pour tous’, les postes de direction commencent à être de moins en moins attrayants devant le cumul de directives, d’exigences parfois contradictoires et de responsabilités sans limites.

Auteur de l’article : Mustapha Sofia /libre penseur

samedi 21 septembre 2013

LE PONT DE L'INTEGRATION / SAVOIRS ET COMPETENCES

L’esprit de synthèse transcende la dualité analytique indispensable au discernement et au choix judicieux qui s'impose. D’aucuns savent que les compétences et les savoirs se complètent et qu’il n’y a là aucune antinomie entre objectifs et compétences. La résistance au changement tend à radicaliser les postures pour déclencher la mouvance avant /arrière. Mais, après tant de déboires, de dérives et de conflits stériles, il est temps d'aller plus loin et plus haut pour transcender cette dualité et voir l'unité de l'intention et de la finalité des deux approches qui noblement visent le même objectif : la véritable réussite de l'apprenant.

Inutile de continuer à mettre les bouchons dans les oreilles pour accuser l'autre approche d'aberrations démagogiques. Le maximum de savoir est absolument indispensable à l'avancement disciplinaire et la vraie connaissance durable découle de l'expérience active. La pédagogie d'intégration disciplinaire et interdisciplinaire fait le pont entre l'approche par objectifs et l'approche par compétences qui pointent également, avec la même intention et la même détermination vers la réussite réelle de l'apprenant.

Inutile de dire que l'approche par objectifs n'est qu'une approche de transmission de savoirs théoriques qui est rarement au rendez-vous devant le pinacle de la réalité active. C'est également inutile de dire que l'approche par compétences n'est qu'une approche d'apprentissage empirique d'un métier au service de l'employeur sans compréhension véritable du fondement des choses. La perspective d'intégration nous révèle l'autre côté de la médaille de cette dualité partisane.

D'aucuns comprennent que la pédagogie active constitue le moyen durable de rétention de la connaissance. Inutile de rappeler que dans l'action 80 % de la connaissance est retenue de manière permanente. Si l'intention de l'approche par compétences est de fixer le savoir par l'expérience et la reconstruction individuelle et collective, pourquoi s'opposer à la maximisation de la rétention durable des savoirs ? Si l'intention de l'approche par objectifs est d'approfondir la compréhension des liens conceptuels des savoirs pour en retenir le maximum et avancer dans des constructions plus vastes des savoirs disciplinaires, pourquoi s'opposer à cette maximisation de la compréhension durable de nos expériences ? L'explosion actuelle de l'information et des savoirs disciplinaires ne fait-elle pas appel à autant de mémorisation que de compréhension des plus vastes constructions conceptuelles requises ? L'opposition mémoire vs intelligence ou savoir vs compréhension s'avère une piètre tactique spéculative partisane tout à fait stérile, car l'une ne peut se passer de l'autre et ne doit dominer l'autre non plus.

Où est donc le bien-fondé de cette controverse polémique si ce n'est la résistance au changement d'une part et la projection ingrate contre les acquis précieux de nos prédécesseurs d'autre part ? Je crois que les temps s'accélèrent et l'on n'a plus d'énergie à gaspiller dans cette zizanie contre le simple bon sens de l'économie du savoir.

D'aucuns comprennent que pour exercer un métier, c'est l'ensemble des compétences terminales qui compte en termes de savoir-faire, de prise de décision, de savoir-être et de savoir-vivre avec clients et partenaires. Nul ne peut nier également qu'il y a des métiers qui nécessitent un bagage énorme de connaissances et de constructions très cohérentes pour que ce métier soit exercé avec acuité et discernement. On ne fait pas impunément de l'expérience naïve avec des phénomènes sournois comme la haute tension électrique, la radioactivité de matières nucléaires, la haute toxicité chimique ou le danger épidémique des substances micro-organiques. Celui qui s'amuse avec le besoin de ‘déstabilisation cognitive’ de Piaget à ce propos ou qui s'obstine à faire la pratique avant la théorie à cette fin risque fort bien de ne pas sortir debout de son laboratoire. (On ne joue pas impunément avec les forces de la nature)

Il ne s'agit pas de basculer du tout ou rien ni faire la table rase ! Il faut sagement faire la part des choses. Dans bien des domaines et des niveaux d'apprentissage, surtout en sciences humaines, il vaut mieux l'expérience et les études de cas avant la théorie aux fins d'apprentissage authentique des constructions qui se passent de toute mémorisation de la théorie. Les savoirs se greffent automatiquement et de manière durable à travers l'expérience et le débat. Dans d'autres domaines, mieux vaut ne pas faire l'apprenti sorcier ni le ‘Castor bricoleur’ et s'exercer à comprendre et mémoriser les liens conceptuels des constructions des maîtres pionniers avant de verser l'eau dans l'acide fumant ! (Faire l'inverse est plus judicieux, même si tu ne vois pas encore pourquoi)

Voilà la vision juste d'un chercheur multidisciplinaire quant à la part des choses et d'une position de juste milieu qui ne fait place à aucune polémique ni controverse. Car bien des choses contraires ne sont pas nécessairement contradictoires et le fait de les opposer n’est que produit d'ignorance, de peur ou d'entêtement.

L'approche pédagogique intégrative dégagée de toute controverse tendancieuse soutient la nécessité de mener en parallèle et en complémentarité les deux approches et les évaluer continuellement à parts égales. Parce que tout au long du cursus académique on a besoin autant de rétention durable par l'expérience que de compréhension profonde des constructions conceptuelles théoriques. On ne peut greffer le savoir lucide sur des données floues tout juste mémorisées, comme on ne peut le fonder sur les interprétations personnelles de faits empiriques.

Toutefois l'évaluation finale de graduation pour un métier doit être essentiellement axée sur les compétences pratiques de savoir-faire multidisciplinaire et de savoir-être en rapports humains dans la fonction. Quant à l'évaluation du professionnalisme lui-même, elle se fait plutôt dans le corps de métiers tout au long de l'exercice. Il est aberrant de l'imposer au cours du cursus académique.

Tout compte fait, la raison d'être de l'approche par compétences avec ses tâches authentiques depuis la maternelle jusqu'à la graduation pour l'exercice d'un métier demeure au service de la rétention claire et durable des savoirs. Tout comme la raison d'être de l'approche par objectifs est de mener aux compétences intermédiaires qui nourrissent la motivation et insufflent la passion d'apprendre de plus en plus. Chacune des deux approches est censée être au service de l'autre, menant à la même finalité qui est l'avancement authentique de l'apprenant et sa réussite d'accès à la profession choisie. Pour le reste, la vie en soi est une école et aura appris que celui qui aura vécu.

Allons-nous mettre fin à cette zizanie du pédagogisme ? Non ! Pas avant d'établir l'équité convenable dans les proportions évaluatives. Sans argumentaire scientifiquement construit, je vous suggère d'évaluer continuellement les compétences intégratrices disciplinaires et interdisciplinaires en réservant 50 % à l'auto-évaluation. Parce que la rétention durable via l'expérience est plus significative et que les feed-back de l'enseignant ainsi que l'auto feed-back de l'apprenant constituent l'essentiel de l'apprentissage. La motivation intrinsèque y jouera le rôle principal. Tout échec y incombe à l’enseignant non pas à l’élève (‘au médecin soignant et non pas au patient’).Toutefois, à chaque transition vers une formation supérieure en fin de cycle, il est question de faire essentiellement le bilan des connaissances apprises et comprises qui prouve la maîtrise des préalables. Tout échec y incombera plus directement à l’élève et à l’institution qui n’a pas remédié à son anomalie à temps. (Échec = anomalie)  Cette évaluation sommative est essentiellement une évaluation des objectifs de formation et non pas des objectifs organisationnels qui visent les compétences. À chaque chose sa place, sa finalité et sa raison d'être.

NOUVELLE TAXONOMIE A LA BASE DES COMPETENCES

La taxonomie de Bloom se base sur l'analyse des connaissances et des savoirs pour échafauder différents niveaux de compétence. À la base, on distingue les connaissances déclaratives, les connaissances procédurales et les connaissances conditionnelles qui constituent la charpente des différentes compétences en savoirs disciplinaires, savoir-faire, savoir-être et savoir-vivre, décider, créer et partager. Sur l'échelle de Bloom, on distingue six niveaux : mémorisation, compréhension, application, analyse, synthèse et au plus haut niveau l'évaluation.

En 2001 la taxonomie de Bloom a été révisée et approfondie par Anderson et Krathwohl qui ont étayé à bon escient le niveau création intégrant l’activité de synthèse qui est en soi une semi-création. Le niveau création se situe au-dessus même du niveau évaluation. Parce que le plus haut niveau de compétence requis et actuellement recherché est l'ingéniosité devant les situations ‘’impossibles’’ et l'innovation continue. La créativité caractéristique de la race humaine est revenue à l'ordre du jour.

Anderson et Krathwohl ont également constaté deux sources de confusion dans la compréhension de la taxonomie de Bloom. La première est au niveau des connaissances déclaratives qu'il vaudrait mieux clairement scinder en connaissances factuelles et connaissances conceptuelles pour un usage judicieux en éducation. La deuxième est au niveau des connaissances conditionnelles qui, prises au sens strict ne sont que des connaissances procédurales avancées. Mais, prises au sens large elles embrassent tout ce qui est connaissance métacognitives. C'est-à-dire prise de conscience de ses propres processus d'apprentissage et stratégies de construction/ déconstruction. Ce niveau de connaissance est tellement important qu'on devrait l'établir comme le niveau de connaissance le plus avancé. Cela rejoint la sagesse antique qui dit: êtres humains ‘’connaît-toi toi-même tu découvriras l'Univers et les Dieux’’.

Voici donc le tableau de synthèse des cinq niveaux de connaissance en vertical et des six niveaux de compétence en horizontal, quel que proposé par Anderson et Krathwohl comme une refonte de la taxonomie de Bloom. (Figure ci-dessus)

La créativité fait appel aux stratégies métacognitives qui sont au-delà même des connaissances procédurales et conditionnelles. De quoi s'agit-il ? La métacognition n’est pas une vague et globale connaissance de soi. C’est une prise de conscience de ses processus cognitifs et une bonne compréhension de son activité intellectuelle et psychique. Mais, plus encore, elle implique un décodage de sa propre stratégie cognitive et ses différentes tactiques d'observation, d'action, de déconstruction et reconstruction mentale et sensorielle.

Avec cette nouvelle vision de la taxonomie, le cognitivisme constructiviste et socioconstructiviste reprend ainsi le leadership des pédagogies d'apprentissage en ciblant la créativité comme ultime compétence à tous les niveaux des activités humaines à commencer par l'enseignement et l'apprentissage.

La motivation étant à la base de tout apprentissage, un enseignant compétent est d'abord celui qui est passionné pour sa discipline et son expertise, mais aussi celui qui sait transmettre sa passion à son entourage. Transmettre sa passion n'est pas seulement une habileté affective ou émotionnelle ; il faut maitriser cette finesse sur le plan métacognitif. Un enseignant qui se connaît bien sait décoder ses propres stratégies cognitives et identifier ses alternatives d'approche dans différentes situations. Transmettre intelligemment sa passion pour sa matière ou son expertise à des apprenants consiste d'abord à dévoiler sa propre stratégie de raisonnement et partager les différentes approches et techniques possibles. Il faut surtout démontrer que ça marche et que c'est le plus souvent une stratégie gagnante. Pour cela, il faut préalablement s'auto-observer, se comprendre et mesurer soi-même sa propre efficacité devant différentes situations. Connaître ses propres compétences situationnelles constitue la base de sa réussite éducative.

Les enseignants qui ont appris les différentes techniques métacognitives, que ce soit à travers la programmation neurolinguistique/PNL ou d'autres analyses cognitivistes, deviennent doublement compétents. Non seulement ils se connaissent mieux pour bien transmettre leur passion et leur stratégie de maitre, mais ils découvrent une énorme facilité à repérer et décoder les stratégies des plus brillants dans le groupe.

Si le constructivisme aide chacun à 'performer' et à se dépasser lui-même, le socioconstructivisme dévoile la stratégie de développement des compétences collectives. Pourquoi donc ne pas utiliser ce levier pour partager les stratégies gagnantes dans l'apprentissage et multiplier le succès? Malgré les différences de styles d’apprentissage et leurs richesses, la modélisation s’avère une stratégie gagnante à toute épreuve. Pourquoi réinventer la roue pour chacun alors qu’on peut emprunter le plus court chemin pour tous ? Cela peut se faire directement ou indirectement. On peut, à temps utile, questionner patiemment l’élève sur son mode de raisonnement, sa stratégie et sa démarche et ainsi faire d'une pierre deux coups : dévoiler la bonne pratique inspirante et cultiver la métacognition chez les apprenants. À d'autres moments, la formation par les pairs est bien préférable. Parce qu’enseigner est toujours la meilleure façon d'apprendre. Il suffit de guider l'apprenant tuteur à partager seulement sa stratégie et sa démarche avec son collègue pour que les deux apprennent à mieux apprendre et démontrer des résultats parfois surprenants.

Les enseignants praticiens de la PNL sont eux-mêmes surpris de la performance de leurs apprenants et sont très fiers d'avoir enfin trouvé la stratégie qui marche. Une stratégie à la fois motivante, valorisante et doublement efficace, autant du point de vue performance scolaire que du point de vue solidarité et esprit d’équipe. Permettez-moi donc de vous recommander les techniques métacognitives constructivistes et socioconstructivistes de modélisation de la réussite et de multiplication du succès. La PNL n'est pas la seule technique métacognitive qui a fait ses preuves.

samedi 9 février 2013

PARADIGME DE LA SYSTEMIQUE ET NOUVEAU DISCOURS DE LA METHODE

L’approche systémique fait référence au concept de système, pour étudier les processus et les mécanismes de toute manifestation, comme étant le produit d’un ensemble complexe d’éléments interdépendants. En effet, un système se définit comme un ensemble d’éléments interdépendants où la modification de tout paramètre actif sur un élément, affectera l’ensemble des éléments et par conséquent affectera la manifestation globale.

L’approche systémique considère la dynamique de toute situation comme un tout ouvert à son environnement, qui fait nécessairement partie de l’étude et appartient à un plus grand tout incluant l’observateur du phénomène.  Elle s’interdit d’étudier une situation sans inclure tous ses éléments, ses boucles de rétroaction et son contexte. Indépendamment des données initiales, le contenu des expériences séquentielles, affectera nécessairement le comportement global. La manifestation observable du champ des forces présentes, est considérée comme le résultat d’une confluence d’influences de toutes les variables et de leurs séquences en action. Cette manifestation est comprise comme l’effet de la synergie de l’ensemble des réactifs, dont le résultat n’est jamais égal à la somme des influences des éléments pris séparément.

Cette approche fait donc opposition à l’approche analytique qui isole la contribution de chaque facteur pris séparément et variant seul, pour faire ensuite la somme et formuler la résultante globale.

Il est question d’un paradigme qui démontre l’insuffisance du dit ‘’discours de la méthode’’ promu par Descartes au XVIIème siècle et unanimement retenu comme étant la seule voie de recherche scientifique. Or, avec l’approche systémique on peut littéralement faire point par point l’alternative parallèle au discours cartésien de la méthode et dresser carrément le ‘nuplex’ d’un ‘’Nouveau discours de la méthode’’ qui tient la route, tel que tracé par Le Moigne (1977).

La civilisation humaine passe à un nouveau stade de son évolution. Elle change carrément de vitesse et s’ouvre un éventail de nouvelles dimensions jusque-là insoupçonnées. Cette nouvelle approche ouvre les horizons et traite tant d’autres aspects de la vie, qui nous sont jusqu’ici demeuré incompris voir intraitables sauf intuition. Elle montre des stratégies révolutionnaires là où le réductionnisme classique a manifestement échoué. On commence progressivement à saisir la pertinence de la synergie des sous-ensembles ou sous-systèmes et de leur apport au grand tout, sans en isoler les composants. Une page de l’histoire est tournée.

La systémique trouve son champ d’application dans tous les domaines, mais elle devient particulièrement indispensable en sciences économiques, politiques, sociales et, plus particulièrement en dynamique de groupes et gestion de conflits où elle s’oppose à l'approche comportementale-cognitiviste de résolution de problèmes.

Cependant, il est primordial de comprendre que l’approche systémique n’est pas antinomique avec l’approche analytique classique. Bien qu’elle soit aussi exclusive, elle n’en est pas l’antithèse. Elle ouvre un tout autre domaine d’application où l’approche analytique a souvent échoué. Mon point est de  ne pas conclure trop vite à l’antinomie, entre ces deux approches qui sont plutôt complémentaires. Je dis bien, il est question de choisir exclusivement une approche ou l’autre selon la nature du problème, parce qu’on ne peut pas enfoncer un boulon avec un marteau ni retirer un clou en le tournant avec un tournevis. On n’a pas le choix de garder les deux instruments dans la trousse à outils. Chacun servira dans son contexte approprié. On a besoin des deux.

Sans prôner une approche mixte, il est sage d’élire une des approches comme ‘maître-d ’œuvre’ principal, se servant au besoin de l’autre approche alternative. En substance et par principe, le finalisme transcende le causalisme et complète sa quête, tout comme l’approche systémique transcende l’approche analytique et complète sa quête du savoir pragmatique et opérationnel.

samedi 3 septembre 2011

CONDUIRE SA VIE DANS LA REALISATION DE SOI


Chacun dispose du libre arbitre et, Rien au monde ne peut m’empêcher de penser ce que je veux penser. Rien au monde ne peut m’empêcher de garder le focus sur ce que je veux, ni d’écarter de mon champ de conscience ce que je ne veux pas. En cela réside l’essence même de la liberté et de la responsabilité.

La loi de la vie est une loi de match vibratoire émotionnel. Ce, à quoi tu penses le plus fréquemment colore tes vibrations via les sentiments et les émotions induites par tes pensées car, toute forme pensée est porteuse d’une image (situation ou activité) qui provoque des sentiments venant colorer ta vibration. Or la vibration se propage et amplifie tout ce qui lui correspond. Tout ce qui est en phase avec cette vibration, est amplifié donc consolidé et attiré, tandis que ce qui est en opposition de phase est neutralisé donc rejeté ou écarté. Cela veut dire en fait, que tout ce dont tu as besoin, a besoin de toi et tout ce que tu recherches est en train de te chercher. Telle est la loi et toute vibration se propage comme un boomerang magnétique qui va te ramasser sur son chemin tout ce qui correspond à la couleur de ta vibration (joyeuse ou triste, frustrée ou contente). C’est là où réside en fait le seul piège dans l'équation. Le piège en tout cela est de penser fréquemment et concentrer sur le rejet de ce qu’on ne veut pas ou sur la peur du contraire de ce qu’on désire. Le sentiment étant plus puissant que la pensée, il va colorer la vibration qui se propage et s’amplifie automatiquement pour attirer ce que l’on craint de pire.
On se demande pourquoi. Est-ce que l’univers ne comprend pas qu’on ne veut rien de cela ?

L’univers dans son immensité, est géré par des automatismes et des lois automatiques. Tout est en perpétuelle gestation et construction. La vie est un processus de changement et tout ce qui vit évolue. Comme je l’ai maintes fois répété dans mes ouvrages : l’image de l’univers s’imprime sur ton subconscient émotionnel. Le subconscient étant subjectif, il ne fait pas de différence entre le réel, l’imaginaire, le virtuel et le fictif. Les électroniciens savent qu’un Ampli Différentiel, amplifie les tendances. Qu’elle soit positive ou négative, on en aura 1000 fois plus à la sortie !

Afin de conduire sa vie dans la réalisation de soi, il faut donc contrôler son intention et choisir délibérément le sujet de son focus et de sa réflexion la plus régulière. Pense constamment à ce qui te fait plaisir, à ce qui te fait sentir mieux et ne pense pas aux choses négatives qu’un seul instant et une bonne fois, pour toutes. Le négatif qui nous affecte, vient du résidu négatif du passé. Il est là pour marquer le contraste et donner l’occasion de choisir et désirer le contraire. Soyons fidèles à nos désirs les plus honnêtes et tournons le dos à toute tentation qui veut dévier notre énergie créative.

Tout ce qu’on désire est en réalité déjà là, quelque part dans ce monde. ‘Personne’ ne peut désirer l’impossible que personne n’a eu dans sa vie. La loi de manifestations agit immédiatement sur le plan vibratoire et commence son œuvre à l’instant même de l’émission d’un désir. Cela commence immédiatement à germer dans un univers fertile. L’univers est abondant d’énergie prête à épouser toute forme-pensée désirable (ou détestable) sur laquelle on maintient le zoom. La vitesse de matérialisation dépendra essentiellement de l’intensité du désir (émotion), de l’intensité de la foi et du mérite et peut s’accélérer à l’aide de deux facteurs. Elle peut s’accélérer en prêtant attention à tout ce qui témoigne de cette possibilité (chez autrui), comme elle peut s’accélérer en exprimant gratitude pour cette même chance et possibilité de joie anticipée pour ce qu’on désire.

À toi de jouer donc afin d’accélérer ton processus de manifestation. Si ton désir est immense et ta confiance dans cette loi est absolue, tu seras témoin de ce qu’on appelle 'miracle' quasi instantané. (Guérison, coup de chance, le gros lot…). Oui, à la limite, lorsque l’intensité du désir est infinie et la foi absolue donc infinie, la manifestation est carrément instantanée ‘’ out of the blue’’. C’est le côté ‘magique’ de la vie, car il n’y a pas de cause sans effet. Que cette cause soit objective ou subjective. Cela n’a rien à voir avec la pensée magique. En mathématique, toute fonction, à sa limite perd tout aspect de linéarité et de proportion. Elle évolue en avalanche près de l'asymptote! C'est ce qui ressemble au miracle. Le moindre dx provoque un dy immense. Pour déplacer une montagne il faut au moins une cause, ne serait ce qu'un ''grain de moutarde de bonne foi'', car il n’y a pas d’effet sans cause. Mais peu de gens admettent qu’il n’y a pas de cause sans effet. Ne pas admettre le corollaire ou la ‘réciproque’, c’est en effet de la pensée magique. Il n’y a pas d’action sans effet enregistrable dans un sens ou dans l’autre et le cumul aboutira au résultat. Chaque grain de sable a son poids sur la balance. Le dernier grain déposé, fera basculer le plateau. Bref, la poule sait bien couver patiemment ses œufs avec une joie anticipée.

Tout est énergie E=MC2 et procède de l’énergie. Tout émane de la même substance universelle ou ce jus énergétique. Les scientifiques savent que tout provient de combinaisons différentes des mêmes électrons, protons, neutrons, et de leurs émissions vibratoires. L’essentiel à admettre est que tout est régi par le déterminisme étroit et obéit strictement à la loi de cause à effet.

Cependant, en ce qui est de l’art de manifestation consciente, attentions à ces lois automatiques aveugles et surtout attention au self sabotage ! Il ne faut pas attirer ce qu'on ne veut pas, ni avorter ce qu'on désire ardemment. Après avoir enclenché le processus créateur, l’impatience et l’obsession de ‘juger objectivement’ selon ce qui est là, provoquent le doute, le désespoir et la consternation ! Il faut simplement savoir que, chaque fois qu’on doute, on amplifie la vibration du contraire de ce qu’on veut. On ne fait que reculer sur le chemin vibratoire de la manifestation. Si l’on va jusqu’à s’insurger et juger invalide cette’ utopie’ de la loi d’attraction, on vient d’avorter son projet de co-création avec l’univers. Même si l’on ne lâchait pas son désir complètement, on aura affaire avec la tentation de tout faire ‘par’ soi-même, bon gré, malgré le monde et sa ‘stupide’ loi de la vie! On fait fi et l'on se met à dénigrer ainsi la loi de l’harmonie universelle.

Ce n’est pas un péché en soi, c’est tout juste insensé ! Comme on oublie qu’on ne s’est pas créé soir même. Alors, advenait qu’on réussisse et qu’on obtienne ce qu’on veut par la force du combat et la compétition féroce, aucune satisfaction viable ne subsistera. A long terme, on ne voudra plus refaire à nouveau un chemin si dure, chemin de souffrance. On renoncera automatiquement à nos désirs et on se contentera de la déchéance. On est devenu, un avorta incarné, un représentant canonique du fatalisme et de la médiocrité. Ce que je ne souhaite même pas à ‘l’ennemi’.

vendredi 26 août 2011

Lâche un peu ta quête et cultive le bonheur.


C'est le Paradoxe de la clé ultime de la réussite: Lâche un peu ta quête et cultive la paix intérieure. Déguste ta ration de joie au quotidien et tous tes désirs s'accompliront de surcroit! Ca ira comme sur des roulettes!
Là, réside l'énigme de la leçon finale.
Beaucoup de gens de bonne foi, de grande volonté et ouverture d’esprit ont lamentablement échoué après tant d’années de quête acharnée pour la réussite et le succès. Qu’est ce qu’ils n’ont pas compris ? Qu’est ce qu’ils n’ont pas fait ?
Pourtant, tout parait simple. La sagesse antique nous dit : demandez et il vous sera donné. Mais celui qui ne sait pas prendre reviendra bredouille ! Voici le revers de la médaille qu’on n’aime pas voir. Je vous l’assure.
Car à ‘Walt Disney world‘ comme à la ronde, c’est un self-service. À la naissance, ta carte d’entrée au manège est déjà payée. À toi de prendre part et te servir. Tu n’es pas né pour rester bébé, tout le temps servi à la bouche.
Il y a donc trois fonctions : la demande, la réponse et la réception. Je vous explique plus en détail ce qu’a divulgué brièvement l’intelligence suprême à travers les prophètes authentiques.

1/ Il n’est pas nécessaire de demander verbalement, car le simple désir est universellement reçu et compris. La vie est un ‘match’ vibrationnel ou un alignement, si vous préférez /Loi d’attraction.
2/ Il vous sera automatiquement donné, parce que « avant même que vous formuler une demande, celle ci est répondue ». Tout ce que vous désirez de bien et qui ne fait de mal à personne, est automatiquement accordé parce que l’univers est infini et surabondant. Dieu n’a jamais cessé de créer. L’énergie n’a besoin que d’une forme pensée précise et active pour se matérialiser à la satisfaction de la source.

Ce qui demeure flou et souvent pris pour le secret du secret, c’est la fonction de recevoir et de prendre possession de ce qui est donné. Bien des gens expriment leur désir et le visualisent et vont jusqu’à magnétiser la manifestation sans le moindre résultat. Il y a de quoi se décourager, se croire exclu ou s’arracher les cheveux. Parce que ça marche prodigieusement bien pour d’autres.

3/ La pierre d’achoppement est justement ce paradoxe de la fonction de recevoir. C’est là où la conscience humaine se bute à son incapacité de recevoir même ce qu’elle désire de plus élevé et expressément demandé. Pourquoi ?
Le mental humain est contradictoire et le subconscient est irrationnel. On est foncièrement dualiste. On résiste même à ce qu’on désire le plus ! On veut la vérité, mais pas toute la vérité, on en a peur. On a peur de la lumière, peur de l’amour … etc. On dirait qu’on ne veut pas ce qu’on veut. On n’aime pas ce qu’on aime et on ne désire pas ce qu’on désire !!! Quel Dieu pourra nous satisfaire?

Il y a quatre éléments sous-jacents à cette fonction de recevoir, prendre et manifester:
A - Tout d’abord croire à la possibilité, que c’est tout à fait possible et, se convaincre soi-même de cette possibilité. (développer et écrire une douzaine de raisons qui le justifient)

B - croire qu’on le mérite parfaitement et se convaincre soi-même de toutes les raisons pourquoi c’est bien mérité. (Développer et écrire une douzaine de raisons qui le justifient). À fortiori, on mérite tout le bien, par ce qu'on est et non par ce que l'on fait. Tu es un être fondamentalement bon et tu trouveras une bonne intention derrière tout ce que tu aurais fait, même tes erreurs.
C - accepter le manque, qui a longtemps précéder la manifestation. Il s’agit de se concilier profondément avec la cause même du manque ou la source apparente de la souffrance.
Oui cela veut bien dire : se concilier avec la pauvreté si on est pauvre, se concilier avec la maladie si on est souffrant, pour ne citer que ces deux exemples. Il faut non seulement tirer la leçon de ce qui ne va pas jusqu’ici, mais pardonner à soi et à tous, d’avoir contribué à la manifestation du manque ou de la souffrance. Toutefois, ce pardon n’est jamais entier s’il ne se transforme en gratitude, appréciation et amour !! Cela paraît paradoxal et même absurde qu’on ne puisse vraiment se libérer de quelque chose ou de quelqu’un, sans trouver des raisons pour l’aimer à nouveau ! Mais il faut se rendre à l’évidence. Oui, je dis bien, l’aimer et le remercier pour toutes ces souffrances qui nous ont fait devenir !

Devenir quoi ? _ Devenir la personne que nous sommes rendus aujourd’hui, en qualité, en maturité, en sagesse et en sensibilité. Inutile de vous dire de remercier la pauvreté de vous avoir rendus si humble, ou de remercier la maladie de vous avoir appris la compassion. Cela va de soi, mais il s’agit de contempler toutes les facettes de la question par soi-même avant de décoller... Cultiver la paix intérieure d'abord!
Il s’agit de trouver mille et une raisons pour lesquelles on peut dire sincèrement merci à la cause apparente du mal… pour tout ce que cela nous a conféré en raffinement de qualités humaines. Il y a de quoi être fier des qualités intérieures si vives et pétillantes qui ne demandent maintenant qu’à jaillir en abondance, générosité et compassion pour l’intérêt de tous.

Tout ce processus se fait en silence, dans le secret et la contemplation positive qui transcende les habitudes de la conscience humaine limitée, discordante et abrutie.
En toute chose négative comme en toute personne réside un aspect très positif à considérer, reconnaître et apprécier afin de changer sa perception du mal et reconnaître, que ce fut un mal pour un plus grand bien !
Merci la vie pour ceci, merci la vie pour cela … Se pardonner soi-même pour ses responsabilités et toutes ses erreurs passées. Ne serait-ce que pour ce choix fâcheux d’apprendre les plus belles qualités à travers la souffrance au lieu de les apprendre autrement. Il faut nécessairement s’aimer soi-même sincèrement et entièrement tel qu’on est devenu maintenant.
Celui qui ne s’aime pas est démagnétisé et ne peut capturer ni recevoir ce qu’il a commandé. Il faut que le trésor intérieur jaillisse et émerge dans la conscience au point de devenir la seule réalité magnétique observable dont on peut déjà être si fier. Arrêter de se juger et, bien reconnaître sa bonne intention en toute décision parole et action.

Dans ce nouvel état de conscience, le changement tant souhaité n’est plus qu’une préférence et un choix délibéré de passer à autre chose de plus joyeux, intéressant et vivifiant. Lorsque ce n’est plus question de ‘’se sauver de l’enfer et lapider ces démons qui nous ont tant torturés’’, on découvrira que la porte du bonheur est toute ouverte et qu’en réalité, on s’était enfermé tout seul de l’intérieur, en semblant oublier ou perdre la clé. Ce ne fut donc qu’une maladie imaginaire ou une transe hypnotique que le soleil de la vie vient de dissiper !
Voilà tout. L’énigme est levée maintenant. Plus de paradoxe ! Aucun… Alors que reste-t-il ?

D – Il reste l’acte de foi qui manifeste le vœu du cœur. C’est là où culmine la fonction de prendre Il s’agit de commencer à faire la moindre petite chose de la manière la plus élevée, la plus positive, enjouée et enthousiaste. Continuez ainsi tout en surveillant les signes et les opportunités de changement. Car la chance favorise ceux qui sont prêts à la saisir.

En conclusion, le but dans la vie étant la paix , la joie et le bonheur, il est question de commencer par la fin. Autrement dits commencer par être heureux !
_ J’ai toujours résisté à cette espèce d’auto duperie. Comment être heureux avant d’atteindre son objectif ? Je soufre actuellement ?
_ Nous savons que les deux extrêmes se joignent. Alors le cas extrême où l’on se trouve actuellement, est certainement le plus proche de l’autre extrême qu’on désire si ardemment atteindre. Dès le moment où on lâche prise, et l’on accepte sincèrement l’état de fait, on n’aura plus peur d’aller au-delà de cette extrême négative. Il suffira alors d’un cran d’appréciation du bon côté sous-jacent à notre situation, la vie enchaînera automatiquement son processus d’épanouissement. Car ‘’ tout l’univers conspire avec celui qui s’engage à vivre sa légende personnelle’’.
Oui cela va automatiquement de soi, dès le moment où tu lâches un peu ta quête obsessionnelle et tu te contentes de gérer positivement tes émotions. C'est le 1er pas du voyage et le 1er acte de foi La gratitude à la vie et l’amour de soi, nous lanceront de l’autre côté de la montagne de difficultés et l’on commencera une descente plus aisée et plus confortable. On n’aura plus à se battre contre le poids de notre résistance. L’inversion de polarité commence à accélérer le processus de l’abondance et/ou de la guérison. Tout acte est une réussite et génère d’autres opportunités plus grandes.
La chanson qui dit ‘’Don’t worry, be happy’’ suggère qu’on a le choix. Oui, être inconditionnellement heureux c’est le but et c’est un choix qui se cultive graduellement. Cela commence par le choix délibéré de défaire l’inquiétude, la résistance et le jugement. (Ne condamne plus rien ni personne. Détourne-toi du mal )

Comme je l’ai tant de fois répété dans mes ateliers et mes livres : La pensée positive est une pensée active et créative, une pensée qui attise le désir de changement, une pensée qui génère un plaisir anticipé, ou du moins un soulagement progressif de la peine.

La sagesse pragmatique suggère de ne plus jamais penser que pour agir positivement ou pour se sentir mieux ou encore pour alléger sa peine. Toute autre pensée est vaine, peine perdue et tout à fait inutile. Ca si elle n’est pas carrément destructive. Toute pensée qui justifie l’inquiétude ou nourrit l’anxiété, la frustration ou le ressentiment, est une pensée corrosive, destructive et démagnétisante. C’est le vertige ! Sauve-qui-peut.

Cependant, il ne suffit pas de comprendre aussi parfaitement ces mécanismes. Il s’agit d’en faire un mode de pensée, un mode de vie et une nouvelle habitude qui supplantera le vieux système caduc. C’est ainsi la conclusion de ma conclusion.