ÊTRE HUMAIN, CONNAIS-TOI TOI-MÊME!

Découvre-toi et maîtrise-toi, tu maîtriseras ta destinée.

La quête suprême est LA PLEINE RÉALISATION DE SOI.

Être soi-même, croire en soi même!

"Être ou ne pas Être. C'est ça la question" !

Apprenons à cultiver la joie et l'amour de soi pour l'intérêt de tous

Outils et recettes pratiques de réalisation de soi pour une vie meilleure
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mardi 12 avril 2016

STRATÉGIE POUR UNE AUTONOMIE DURABLE

Aussi positif que l'on puisse être, aussi optimiste que l'on se doive d'être, la sagesse pragmatique nous met au pinacle de la réalité irréductible à laquelle on doit faire face. Car la prévoyance prudentielle s'impose à tout bon sens. Je n'aime pas, du tout, parler politique et j'ai horreur des polémiques et des procès d'intention devenus monnaie courante exténuant les vestiges de la démocratie et de l'honnêteté intellectuelle. Mais honnêtement, sans être alarmiste, devant les catastrophes imminentes, calculs à l’appui, il faut bien sonner l'alarme et parler du malin dans son langage ! Désolé d’abaisser ainsi le langage de la sagesse et de la science à ce niveau pour l’instant. Mais, je dois vous dire chers lecteurs que même si je suis très sensible à toutes les causes de droit et de justice dans le monde, je ne soutiens personnellement aucun parti politique. Ma devise est « que le moins pire gagne ».

Toutes les statistiques et les tendances et tous les indicateurs possibles et imaginables pointent vers la faillite du modèle de mondialisation néolibérale axé sur la spéculation financière avec ses tactiques à court terme : le profit au plus vite et à tout prix ! Même dans les économies les plus solides, la productivité ne cesse d’augmenter depuis longtemps alors que les revenus de travail stagnent et baissent en termes de pouvoir d’achat. Importation du cheap labour et concurrence déloyale font la loi du marché mondialisé. Toutes les astuces et toutes les machineries possibles et imaginables ont été essayées pour faire durer le jeu du diable, mais rien à faire. On va droit au mur et à grande vitesse !

Même si les sacrosaintes plaidoiries pour les nobles visées et les impératifs de la mondialisation nous parlent de ses grandioses entreprises, les preuves du contraire sont faites sans l’ombre d’un doute. Sinon où voyez-vous la paix dans le monde et où est le minimum de prospérité décente pour tous ? ‘Basta’!

Tout le monde sait que l’habit ne fait pas le moine et même le ‘diable’ sait bien se déguiser. Confier un tel projet à la ‘mafia’ de la haute finance et des sociétés secrètes qui contrôlent le monde est une tromperie de taille. Car un spéculateur est par vocation consacré au profit personnel immédiat. Le bien commun et le projet d'un monde meilleur; il s’en fout! « Quelle connerie ! Si vous y croyez, j’achète à tout prix. Dit-il. Confiez-moi le leadership et vous aurez de mes nouvelles.» Et quel beau plan machiavélique relancé pour corrompre les nations et détruire la civilisation humaine ? Le grand économiste et philosophe Adam Smith dit : « laissez trois commerçants ensemble sans les surveiller et vous aurez affaire à trois voleurs » …/…

Assez de fantaisies. Atterrissons un peu et regardons ce qu'il y a de plus élémentaire dans l’A,B,C de l'économie. La monnaie qui est essentiellement une valeur d’échange, un support de l’économie réelle et un gage de confiance, est actuellement devenue un facteur de risque et un lourd fardeau sur l’économie réelle. Depuis des décennies sous ce régime financier mondial, les pantins des banques centrales ne cessent de crier : sauvons l’Euro, sauvons le Dollar, sauvons le Yen … et les manitous de la haute finance raisonnent toujours en pirates vainqueurs, tenant l’État en otage. Leurs profits astronomiques sont toujours privés et les pertes sont nécessairement publiques ! « Et pourquoi pas ? disent-ils. Puisque l’État n’a d’autres choix que de nous sauver de la banqueroute et couvrir nos escroqueries! La prochaine faillite sera certainement plus grosse. C’est garanti !» N’est-ce pas, tout simplement, le monde à l’envers ?

Le drame est qu’on a également affaire à des économistes qui ont vendu leur conscience, soutenant ouvertement cette fraude abominable. Comme le dit le professeur Omar Aktouf (Ph.D en Économie et management /HEC /Montréal 2013) ‘en mes propres termes’ : « certains économistes sont devenus des acteurs à la remorque du système néolibéral. Ils s'évertuent à théoriser et maquiller ces aberrations monumentales afin de les présenter comme des coups de génie ! » Et pourquoi pas ? Ne sont-ils pas payés pour ça ? …/…

Alors, laissons un peu ces fourberies du marché des dupes et réfléchissons sérieusement ensemble avant l'effondrement global et le génocide planétaire qui pourrait s’en suivre. Préparons-nous maintenant avant la panique générale.

Inutile de vouloir réformer le système tant qu'on n'en fait pas partie. C’est trop tard ! Les médiats nous bercent d’illusions pour maximiser les profits de certains et les politiciens ne peuvent que jouer la comédie de cœur joie ou à contrecœur. « Devant le fait accompli, pourquoi ne pas échanger avec les petits copains, coup de poker/ pot-de-vin, disent certains. En tout cas, si je ne le faisais pas d’autres le feraient ». Les commissions d’enquête ont partout dévoilé l’étendue de la corruption et l’horreur du drame.

Cependant, la sagesse pragmatique engagée nous incite à demeurer lucides et regarder la réalité en face, sans maquillage des chiffres, afin d’accueillir avec discernement les lourdes phases d’effondrement qui confrontent la civilisation humaine. L’effondrement le plus inéluctable et imminent est bien entendu l’effondrement des finances mondiales et des monnaies de change. Le second qui pousse la catastrophe en profondeur est l’effondrement de l’économie mondiale à moyen terme. Le troisième et encore plus dévastateur est bien l’effondrement écologique de la biosphère entière et, qui vivra verra.

Le pire est de perdre la boussole et de sombrer dans la panique générale provoquant un effet domino. En basculant dans une guerre thermonucléaire, même restreinte, on subira une avalanche anticipée des trois effondrements catastrophiques à la fois. Mais pourquoi irions-nous jusque-là, diriez-vous ? C’est impossible. Tout le monde ira à sa perte et personne ne sera certain de survivre. Vous avez probablement raison, néanmoins l’imaginaire satanique de certains nous offre « la rédemption par le mal »! Le malin aussi croit aux ‘miracles’ et en est capable. Savez-vous? (…/…)

Si on réfléchit bien, figurons-nous froidement le scénario de l’escalade. N’est-il pas vraisemblable que pour sauver son pouvoir financier d’un côté ou pour arracher de force ses droits de l’autre, on passera à l’attaque et à la victimisation justificative afin de brouiller les pistes du chaos? (USA--China.e) Une opération chirurgicale minutieuse a bien été réussie au temps de Bush et a même été saluée et ‘bénie’ par le Dalaïlama à l’époque ! Tout cela nous guette mes amis et pas pour longtemps avant d’exploser en pleine face !

Si cela vous parait trop loin, regardons ici terre à terre et reconnaissons le terrain sur lequel on roule. Car la roue tourne. Soyons certains que l’histoire nous jugera sévèrement et que diront de nous nos enfants et arrières petits enfants ? La génération actuelle se trouve déjà sacrifiée sur l’autel du nouvel ordre mondial et ceux qui survivront n’ont absolument aucune garantie pour l’avenir proche. Puisque les aînés ont reculé sur tous les droits durement acquis. Les Y, C se trouvent doublement pénalisés : précarité de l’emploi, surcharge de travail à plus bas salaire et tous les droits et avantages sociaux s’avèrent des leurres projetés sur du vent à leurs yeux. Un peu d’empathie SVP. Mettez-vous à leur place.

Détrompez-vous encore. La solution n’est plus politique. Aucun parti politique ne tiendra ses grandes promesses électorales. Car il n'y a plus de souveraineté nationale comme on l’a déjà dévoilé plus haut. Le pouvoir réel est à l’étranger dans les paradis fiscaux entre les mains de la ‘mafia’ des hautes finances et des sociétés secrètes. Les forces locales sont devenues tantôt un bouclier à ce pouvoir occulte outremer, tantôt un exécutif aveugle, bête et discipliné. « On est payé pour ça ! Loyauté oblige ! »

A quoi sert donc de faire leur procès ? Tout le monde est acheté, utilisé contre tous et à leur place, chacun ferait probablement autant. Quand les brigands se taillent le sommet de la pyramide du pouvoir (de Platon), il n’y a aucune déontologie qui tiendra les reines. Matérialisme, consumérisme et individualisme à outrance ont ruiné la société humaine. L'homme n'est plus un être social et politique. L'homme est devenu un loup pour l'homme !

Alors, que chacun tire son plan et ajuste sa stratégie avant de perdre le Nord et se trouver seul devant les faits accomplis ! Figure-toi :

- Si demain ton argent ne vaut plus rien ou si simplement tu n’y as plus accès ! - Si la pénurie alimentaire s'installe et que la violence sociale se déchaîne ! - S'il n’y a plus d'assurance-chômage ni aide sociale, quelle force publique assurera ta sécurité? - Si tout à coup, ton assurance ne couvre plus cette situation dite ‘’de force majeure’’ ! Es-tu à l’abri ?

Sors la tête du sable avant que ce soit trop tard mon ami ! La question ultime demeure: comment survivre à l’effondrement économique mondial ? Une stratégie d'autonomie durable s'impose au bon sens. À toi de faire ta propre révolution tranquille maintenant. Quelqu'un d’averti en vaut deux. Alors, Action ! Get ready. Les Suisses et les Américains se préparent déjà à l'effondrement imminent. Les drames de la Grèce et de la Syrie menacent de nombreux pays. N'attends pas le tsunami avant de tirer ton plan ou de te tirer de là.

La deuxième crise existentielle de l’humanité est là. Il faut sagement se préparer à traverser la catastrophe sans panique. Car en état de panique, c’est le chaos total et l’on se tuera l’un l’autre pour une boite de conserve, probablement ! Mais, pourquoi en arriver là ? On pourra certainement limiter les dégâts, ne serait-ce qu’au niveau local, familial ou individuel si on s’y prend d’avance. D’où l’opportunité vitale devant chacun. . Mais comme on dit ‘’tout le monde est appelé peu sont élus’’.

Celui qui est averti et préparé pourra certainement demeurer positif et même sortir gagnant ! Car le bon sens dit : celui qui n’a rien, n’a rien à perdre, mais tout à gagner. S’il s’y prend bien avec foi, compassion et amour, tout s’inverse et les derniers seront appelés premiers alors que les premiers ne sont plus employables ! Ceux qui auront tout perdu perdront également la tête et deviendront dépressifs ingérables.

Retrouvons donc notre trésor enfoui en nous, avant que ce soit trop tard. Le plan de sagesse pragmatique se conçoit toujours avant le chaos, avant la panique générale. Disons-nous bien que ce n’est pas la fin du monde. Soyons sûrs que cet épisode dramatique n’est que douleurs d'accouchement d'un Nouveau Monde. L’humanité renaîtra à nouveau et celui qui sera prêt renaîtra également.

Ceci jette les bases d’un projet de mouvance tranquille et de prévoyance responsable dans l’amour, la solidarité et l’action sociale apolitique. Alors, créons ensemble un nouveau type de communauté inspirante au cœur d'un réseau social élargi.

En un mot, l’axe principal de mon message aux jeunes demeure ceci : • Croyez plus en vous-mêmes en tant qu’Esprit et parcelle précieuse du Grand Tout. • Appartenez d’abord à votre génération et ne suivez pas les fossoyeurs de votre avenir. • Misez sur votre créativité via la pensée parallèle et l’inspiration transcendante ; et surtout, • Sachez négocier vos services et votre collaboration avec les aînés.

Car tout le monde a besoin de vous jeunes et libres d’esprit. Sans votre intégration tous les systèmes s’écroulent. Les grands sages nous disent: « Be the change you want to see in the world / soyez le changement que vous voulez voir dans le monde.» Mahatma Ghandi.

Remarque : plusieurs paragraphes ont été supprimés (…/…) par commodité au Blog. Le texte entier est disponible en PDF sur demande

lundi 11 janvier 2016

L’HUMOUR EN ENTREPRISE ET LE PLAISIR AU TRAVAIL !

L’entreprise est un lieu d'activités professionnelles, de défis quotidiens et de performances. Nul n’en disconvient. Le sérieux est de mise. Mais tout ne doit pas être traité avec gravité et peur de l’échec. Bien au contraire, le sourire aux lèvres et le sens de l’humour sont un signe évident de maîtrise et d'intelligence.

De nos jours avec les générations Y et C, l’humour en entreprise devient un style managérial incontournable si l’on veut fidéliser les jeunes compétents et favoriser la relève. Pourquoi combattre cette dimension hédonique du travail, si naturelle chez les Y, C ? La génération au pouvoir ne doit pas seulement changer son fusil d’épaule. Elle doit littéralement déposer les armes et embarquer dans une nouvelle logique et de nouvelles règles de jeu. Règlements et directives doivent désormais être considérés comme des règles de jeu avec une modulation de fréquence et d’amplitude selon la situation. Flexibilité oblige.

Ça incombe au leader maitre d’œuvre, coordonnateur ou superviseur de travaux le devoir d’initier la pratique d’humour et d’en préciser la dose appropriée et sa modulation. Maitre de la situation, on n’a pas besoin d’insister qu’on est le patron à bord. Soyons de bons animateurs d’activités intelligentes et productives. Le signe de maitrise va au point de rire de soi, de la rigidité de son règlement et des situations cocasses où toute consigne s’avère ridicule. Autour de soi, le leader doit toujours prêcher par l’exemple en privilégiant un style d’humour naïf et bienveillant qui n’exclut personne, un style d’intention positive, loin des blagues le moindrement discriminatoires.

L’humour en entreprise est une forme de contre-pouvoir dans une organisation démocratique, surtout avec les générations Y et C, où le plaisir au travail devient implicitement une des clauses des conditions de travail. Utilisé dans les bonnes doses et fréquences, l’humour peut même faire partie des valeurs de l’entreprise et de sa culture aujourd’hui. C’est un nouvel art qu’on doit apprendre à incorporer dans la vie de l’entreprise si l’on veut capitaliser l’apport Y, C et son impact. Faites confiance aux jeunes leaders en les associant dans cette gestion du changement et corrigez le tir.

La passion de l’ouvrage n’est pas antinomique avec l’humour en entreprise. Toutefois, d’un département à l’autre et d’un type d’intervention à l’autre, la dose admissible doit être appropriée. En salle d’opération, en laboratoire et en intervention de sécurité même routinière, l’humour doit même être interdit. Car le risque d’erreur peut être grave de conséquences. Par ailleurs, l’empathie avec le client impose tout le tact approprié à la situation. Le client est toujours le bon roi. Ne l’oublions jamais.

Toutefois, un environnement où tout respire le sérieux, où les consignes, les chiffres, les résultats et les procédures sont la norme devient vite incompatible avec la relève. L’humour en entreprise devient une pratique gagnante, à la fois économique et efficace. Elle aide à prendre du recul, à détendre l’atmosphère et désamorcer les conflits. Elle aide également à construire des relations professionnelles saines et efficaces.

Cette approche managériale de l’humour dans l’organisation démontre partout un impact direct sur le stress, les conflits, la motivation et la créativité des employés. L’humour en soi dédramatise toute situation difficile et permet d’apaiser les tensions, de renforcer la cohésion de l’équipe et de stimuler la créativité. On ne peut plus se passer d’une ambiance saine et paisible au travail.

Connaitre les désirs de ses employés et veiller sur un minimum de plaisir au travail devient aussi important que de satisfaire ses clients ! C’est un principe managérial qui s’impose aujourd’hui plus que jamais. Car dans la majorité des entreprises et organisations, ce sont les employés qui satisfont nos clients, pas seulement la marchandise.

Cette approche permet également d’agrémenter les discours et de marquer la différence en style de leadership. Les dirigeants des groupes d’avant-garde commencent toujours leurs speeches avec une anecdote, une blague ou un jeu de mots pour enjouer l’atmosphère et capter l'attention de l’auditoire.

Pour motiver leurs employés et maintenir une atmosphère stimulante, certains dirigeant vont jusqu’à faire appel aux prestations d’animateurs spécialisés en culture d’entreprise et même les prestations d’un humoriste professionnel. Des affiches de bon style humoristique et un décor approprié sont d’autres subtilités pour détendre l’atmosphère et infuser un stimulant efficace. Cliquez Ici: Vive le plaisir au travail !

mardi 29 décembre 2015

IL N’Y A PAS DE SUBSTITUT A L’AMOUR

Voici quelques réflexions de libre penseur qui se veut prêtre d’amour de grâce et d’espérance ; qui se veut équidistant du fanatisme religieux et de la moralité légale. Même si je crois au bon jugement, je le garde pour mon cercle intime et je ne condamne rien dans l’absolu. Si on veut vivre dans un monde nouveau, il faut s’abstenir de juger ou condamner son prochain, mais demeurer fidèle au vrai sens de l’amour sublime.

Ceci dit, il est tout de même essentiel de souligner que la dimension amoureuse de l'être humain est supérieure à celle de l'animal. Elle n'est pas simplement instinctuelle, charnelle, sensuelle et physique. Même si l'élément déclencheur est de cet ordre, le désir du cœur aspire à un niveau plus noble et plus raffiné de l’amour. Il y a une touche subtile, poétique et spirituelle qui fait la différence. On recherche l'amour sublime dans l’esprit du partenaire à travers son regard, ses manières, son élan émotionnel et ses aspirations transcendantes.

Si on écoute son cœur et on idéalise les sentiments réciproques entre amoureux, on s’élève même à l'adoration de sa présence en esprit et en vérité, bien au-delà des sensations et des perceptions physiques. En dehors des obsessions de basse fréquence, la libido chez l’être humain est sensée être un catalyseur qui facilite l’alchimie de l’amour le plus noble. Le catalyseur n’est pas le but ni même une fin en soi.

Dans cette veine, même le célibataire est mieux de donner sa quête à sa dimension supérieure de l’amour pour qu’elle lui révèle la vision juste de son partenaire le plus adéquat. Nos rêves nous parlent clairement si on apprend à les écouter, décoder et en saisir la portée. Essayez cela.

La superficialité est le premier piège à éviter. Si on s’emballe trop vite dans les perceptions physiques du moment, on risque de se laisser aveugler par les vices à la mode. Attention ! Le voyeurisme mène à la concupiscence, à l’érotisme obscène et à la pornographie. Ce n’est pas la moins grave des addictions ! L'abondance actuelle des imageries et des vidéos porno et de sexualité charnelle peut créer une obsession de toutes ces manières de charmeur et d’habile séducteur sensuel. En s'identifiant à son corps et son sexe, en prenant plaisir à émousser sa libido et sa concupiscence, on devient un simple objet sexuel sans esprit.

Aussi belle que soit l'image vivante et excitante, la personne devenue objet sexuel ne représente plus qu’un artifice de show, une marchandise à vendre, tout juste bonne pour ‘a one night stand’, un ‘fast-food’ ! Même avant le mariage, ce double standard devient une barrière au développement de l'amour sublime avec son futur partenaire. Posez-vous franchement la question : qu’est ce qui va me combler en permanence? Est-ce le sentiment profond de son cœur qui prolongera son désir pour moi ou plutôt son excitation et son sexisme inassouvi de moi ?

Un célibataire qui se permet ‘légitimement’ un tel substitut à l’amour, restera longtemps coincé dans une transe virtuelle avant d’attirer à lui ce genre de partenaires fast-food ou ‘produit jetable’. Détrompez-vous. On ne peut attirer parallèlement son âme sœur digne et méritoire de son amour suprême.

Et même, … advenant que l'on puisse décrocher cette chance, on aura des attentes folles, perverses et irréalistes, parfois même insultantes vis-à-vis de son partenaire. Comment concilier l’idéal d’un partenaire digne et professionnel avec ces attentes insensées? Un partenaire digne et admirable et en même capable des performances de strip-tease, de séduction sensuelle et des caprices du voyeurisme! À en convenir la possibilité, une telle relation est inéluctablement vouée à l'échec. Parce qu'on peut toujours ‘trouver mieux’. Vue d’horizon, le champ du voisin est toujours plus vert que le nôtre. Cessons d’exiger ‘le beurre et l'argent du beurre’ en plus du sourire de la fermière. Soyons réaliste.

Très tôt, on se tannera de ces rapports purement charnels et l'on vire à la dérive du double standard et du papillonnage frivole et insensé ‘’à l’insu’’ de l’élu de son cœur. J’espère me tromper, mais il m’est évident que la relation de ces candidats à la performance sexuelle est tot ou tard vouée à l'échec.

Socialement parlant, je soupçonne ici un lien avec le drame de la famille monoparentale d'aujourd'hui. Après l’écroulement de la moralité religieuse mal fondée, la société n’a pas encore conçu un modèle civique noble et viable. En passant du tout au rien, on est resté à sa soif de tout idéal qui fait sens.

Dans cette perspective, il va de soi que même un couple traditionnel qui n'est pas passé par une période de long célibat voyeuriste et porno, ne pourra subsister ni tenir le coup s’il ne s’acharne à développer les autres dimensions de l'amour. (voir l’article précédent « sens de la vie et relations durables ») Les tentations de la pornographie sont tous azimuts. Il s’agit de toute une industrie de la concupiscence et de la fornication qui continue à vider la relation conjugale de son essence le plus noble.

N’en voyez-vous pas une des causes indirectes du divorce ? Il est triste de constater que les relations conjugales, de nos jours, durent au mieux quelques années. D’aucuns constatent à l’évidence que par soif d'amour authentique, aussitôt que les enfants sont nés, les parents se détournent totalement du partenaire pour adorer les enfants. Le penchant de revanche face aux basses complaisances consenties les mène inconsciemment dans l’excès contraire. On se néglige totalement et la relation est rapidement vouée à la morosité prélude à l'échec.

Dommage qu’on n'a pas appris à développer toutes les dimensions de l'amour qui comblent le cœur et l’esprit. Mais jusqu’à quand laissons-nous libre cours à cette industrie de la pornographie et tout ce commerce qui gruge la santé mentale et émotionnelle des membres de la famille, au point de briser douloureusement leurs relations et leur destinée?

vendredi 14 août 2015

LE SENS DE LA VIE ET LES RELATIONS DURABLES

Qu’est-ce qui fait le sens de la vie sinon l’amour et quel amour? C’est sûr que l’amour transcendantal peut donner du sens à la vie. Compter pour quelqu’un donne également du sens à la vie. Cependant, compter pour ses parents ou pour ses enfants et amis, tout en étant très signifiant demeure non suffisant. Même pour le croyant, compter pour Dieu sachant que celui-ci l’aime n’est pas non plus suffisant, à moins que l'on vive une authentique relation personnelle et intime avec lui. Il n'en reste pas moins que la relation amoureuse durable dans la vie de couple semble être en soi un complément essentiel au sens de la vie. Si on est comblé dans sa vie de couple, on est un et tout à fait complet, même si les autres relations sont vides ou absentes.

Nous apprenons tant de choses tout au long de la vie, mais personne ne nous a enseigné «l'amour cet inconnu » que nous recherchons tous et redoutons en même temps. Les poètes et les chanteurs nous ont certainement brossé de beaux tableaux sur l'amour et la vie elle-même nous a, bon an, mal an, appris quelque chose de substantiel sur l'amour. Toutefois, qui aurait eu la chance d’arrêter suffisamment le temps pour écouter son cœur et pour observer, jauger et scruter toutes les dimensions de l'amour ? La vie va trop vite et de plus en plus vite. L’on n'a même plus de patience pour écouter ceux qui ont, au fil du temps, pu achever ce voyage intérieur. Ils sont déjà vieux et ne sont plus de notre génération, dit-on ! On les voit d'ailleurs recourir à un langage poétique ou mystique galvaudé et peu réaliste pour accrocher notre attention. Ils ont, par conséquent, l'air un peu fou, un peu mystique ou philosophe. Qui, de nos jours, aura encore le goût d’écouter ces idéalistes ‘flyés’ et plus au moins désabusés. C’est triste !

Par ailleurs, il est dit que l'amour est au-delà de tout ce que l'on peut enseigner, mais la même sagesse qui l’affirme, semble se contredire en disant plus loin : « n’enseignez que l'amour, car c'est tout ce que vous êtes ! Soyez amour, enseignant l’amour. » Il s'ensuit donc que je n'ai qu’à enseigner ce que je suis pour l’apprendre. Mais cela se fait dans l'action relationnelle interpersonnelle. Parce qu’en effet, les mots n'enseignent pas. C'est plutôt l'expérience, attitude et comportement qui nous inspirent et enseignent réellement sans mot dire. Je comprends par-là, que : c’est dans ce sens que la grande sagesse ne s'était pas vraiment contredite comme insinué plus haut.

N'empêche qu’un esprit analytique et pédagogue peut toujours tirer l'essentiel du côté pragmatique et terre à terre de l'enseignement de la vie sur les mystères de l'amour. Je ne vais pas parler dans ce contexte des différentes catégories d'amour qui ne posent pas de problème, tel que l'amour filial et l'amour agapè, mais ce serait tout à fait pragmatique et opportun de brosser un tableau sur les principes des relations durables dans l'amour axé sur l’éros ou la relation sexuelle.

La relation amoureuse durable représente la condition de base pour bâtir une famille et accueillir des enfants heureux dans la société. Mais l’on se trompe systématiquement lorsqu'on croit que l'alchimie du désir mutuel ou la performance sexuelle sont la clé de voûte pour une relation durable. Ce n'est qu'une exception à la règle, mais qui finira tardivement par le drame d’une séparation souvent violente. Pour prolonger la relation conjugale misant sur l’attrait physique on doit réserver un élément de surprise et de relance pour rallumer la flamme au bout d’un certain temps. Il faut connaitre la touche extra qui fait chavirer le conjoint quand il est down. Il suffira de lui demander et de l’écouter. Mais, il ne faut utiliser cette touche que rarement comme élément de surprise. Sinon elle n’aura plus d’effet !

Je ne nie pas que l'alchimie du désir mutuel soit un facteur essentiel, mais il y a plusieurs autres facteurs déterminants qui font partie de l'équation en tant que paramètres significatifs dans la fonction multidimensionnelle de l’amour. Si on se base sur une seule dimension, vous comprenez que personne ne peut continuer à aimer le meilleur plat de sa vie, servi à longueur d’année. Une maison bâtie sur un seul pilier s’écroulera et une grande table centrée sur un seul pied est facile à renverser… Mais l’infidélité est l’assassin de l’amour ! À quoi pensez-vous ? Libertinage ? Échange ? Polygamie ? Foutaise, plancher des vaches ! Tous les sages s’entendent que l’amour est essentiellement fidèle et exclusif. Que faire alors ?

Il faudra découvrir toutes les passions de son partenaire, les apprécier et les acheter à Grand prix, une à la fois. Alternativement, il faut savoir valoriser ses propres passions et dimensions de son être pour les offrir en cadeau précieux à son partenaire, une à la fois. Autrement dit, il ne faut pas miser seulement sur la beauté du corps ou la performance sexuelle. Il y a plus à offrir et à acheter chez le partenaire. Car on est autant heureux à recevoir un cadeau qu'à vendre un rêve, un projet, un fantasme. Je m'explique :

La vie est dynamique et mouvante. Il faut apprendre à regarder de plus en plus loin ensemble dans la même direction et dans plusieurs dimensions de l’être. Il est évident que deux cordes élastiques qui nous attachent au même point avenir nous rapprochent et nous unissent. Que dire alors si l’on trouve plusieurs points avenir et plusieurs cordes qui nous rattachent ? Apprenons donc toutes les dimensions de l’amour qui habitent le partenaire et jouons sur toutes les touches du clavier et toutes les ‘recettes de cuisine’ et habiletés que nous pourrions cultiver et développer dans la vie. Vous allez voir que la sexualité n’est qu’une dimension importante de l’amour et l’on peut être également aimé et adoré, joyeux et comblé avec son partenaire en misant sur tant d’autres facteurs qui font sens et donnent du sens et de la substance à la vie amoureuse. Miser sur un seul pilier de la beauté corporelle ou de la performance sexuelle c’est aussi éphémère que de bâtir sur le sable mouvant.

Ceci dit, sans même insister sur la noblesse de l’amour et de sa dimension spirituelle sublime et même si on n’a rien appris de cela, voici quelques facteurs déterminants et dimensions pragmatiques dans l’arène de l’amour à considérer :

1.    Outre l'alchimie du désir mutuel et de la magie du moment qui fait souvent chavirer nos cœurs, il faudra veiller sur les autres facteurs qui font durer la relation et comptent beaucoup dans un projet de famille, surtout pour le bonheur des enfants et des membres de la plus large famille autour de nous. Il faut tout au long du chemin évoquer, cultiver et raffiner l’élixir de cette dimension poétique et romantique de l’amour sublime.

2.    Il y a d'abord la magie du regard qui touche mon âme, la magie de la voix quand elle fredonne et la magie du sourire qui me subjugue. Sans que ce soit sexuel, cette séduction naturelle mise en valeur constitue un facteur addictif et durable dans la relation. C'est plus fort que soi et quel que soient la crise relationnelle, tôt ou tard, on fera d’autres concessions et l'on retourne au foyer de cette relation.

3.    Il y a ensuite, le caractère du partenaire : éducation, moralité et principes, attitudes, galanterie et manières. Il s’agit d’apprécier, admirer mutuellement et mettre en valeur cette dimension individuelle intégrée de la culture.

4.    Il y a ensuite, le grand rêve du partenaire, sa passion, son projet, ses ambitions, son art et son idéal. Si l'on partage tout ou partie de sa passion on est embarqué pour la vie avec le partenaire qui porte le sens même de notre vie partagée.

5.    Il y a ensuite, l’idéologie du partenaire, qu'elle soit une idéologie sociale, politique, ou humaniste. Il y a sa philosophie de vie ou son engagement spirituel ou simplement idéaliste si le partenaire est athée. L'un ou l'autre ou plusieurs de ces éléments constituent ce facteur significatif dans la relation durable.

6.    Il y a ensuite l'engagement et les vœux sincères et la fidélité du cœur envers la relation mutuelle précieuse. On ne badine pas avec l’amour. L’honnêteté, la loyauté et l’intégrité ne sont pas des valeurs caduques. Attention !

7.    Il ne faut pas négliger non plus le facteur d'intérêts mutuels, qu'ils soient matériels ou autres (sécurité). Ils font souvent durer la relation suffisamment longtemps que l'on devient inséparable. L’amour des enfants et leurs projets de vie prennent la relève.

Il est bien beau de mettre en évidence tous ces facteurs, de sonder leur profondeur et connaître leur impact sur la durabilité des relations, mais ce n'est pas nécessairement une garantie du bonheur dans une relation durable. Au fil des années d'expérience dans la vie, on découvre qu'il y a des relations durables dans le bonheur et des relations durables dans la souffrance et bien d'autres relations où le malheur de l’un fait le bonheur de l'autre.

Voici quelques ingrédients qui font le bonheur du couple dans une relation durable :

1)    La bienveillance mutuelle, la douceur et la tendresse spontanément partagées ;

2)    La gratitude, l'appréciation, l'estime et la reconnaissance mutuelle ;

3)    La confiance, la tolérance et le respect de la différence et du libre arbitre ;

4)    L'expression ouverte des sentiments envers l'autre et la transparence à la vérité ;

5)    La bonne communication et le temps pour des activités ensemble ;

6)    La dynamique de créativité et de croissance dans une passion commune (grandir ensemble) ;

7)    L’appréciation du chemin parcouru, des réalisations et des accomplissements communs.

Voici quelques ingrédients qui font le malheur du couple dans une relation durable :

1)    La manipulation mutuelle, l'orgueil et le jeu de contrôle total;

2)    Le jugement acerbe, l'intolérance et le manque de pardon (perte d’estime de soi);

3)    La jalousie, l’insécurité et le manque d'estime de soi, voire la haine de soi ;

4)    Le manque de temps pour communiquer et partager des activités ensemble ;

5)    La négation de soi par conformisme à un standard de performance ;

6)    La violence passive ou active, verbale ou physique (co-dépendance);

7)    La stagnation, passivité et le repli sur soi et dans son passé.

Bien entendu les ingrédients négatifs tendent à être neutralisés par les ingrédients positifs et leurs réciproques complètent mutuellement leurs listes.

Bien qu'inacceptable, voici maintenant comment le malheur de l'un fait le bonheur de l'autre ! J'en parle pour faciliter la sortie d'une relation dysfonctionnelle et injuste qui risque malheureusement d'être durable :

1)    La domination et le consentement tacite dans une relation sado-maso ;

2)    La haine sournoise et la violence passive maintenue par la dépendance affective ;

3)    La frigidité et l'ignorance des autres facteurs et ingrédients de l'amour ;

4)    L’exploitation sexuelle, morale ou satanique (manipulation morale ou occulte);

5)    La négation de soi et le conformisme à un standard ou une norme sociale de performance ;

6)    L’aliénation culturelle, sociale ou religieuse (appartenance et complexe d’infériorité-supériorité) ;

7)    La dépendance financière ou physique totale dans une relation durable. C’est alternativement l’un ou l’autre qui en souffre directement ou indirectement, consciemment ou inconsciemment.

Il y a également une 8ème  situation qu’on examinera en annexe :

C’est le cas hybride de la polygamie où également le malheur de l'un fait le bonheur de l'autre.

dimanche 19 octobre 2014

LA CRISE ECONOMIQUE ET LE MARCHE CACHE DE L'EMPLOI

La thématique de cet article correspond plus à celle de mon Blog Initiative-Action / Concevoir un monde meilleur. __________________________________ Veuillez visiter:___________________ http://initiative-action.blogspot.ca/ ___________________ MERCI

jeudi 18 septembre 2014

MANAGEMENT POSITIF, REALISME OU UTOPIE ? SE LIBERER DU CONNU !

Leadership catalyseur, management positif, vulnérabilité, transparence et maîtrise de soi. Quelle vogue et quelle aventure ! Il parait que l’homme est à nouveau fondamentalement bon et qu’il faudra lui faire confiance. La sagesse pragmatique engagée pointe encore une fois sur la vertu et ose même la proposer comme stratégie alternative des affaires dans un monde visiblement décadent ou plutôt à la dérive. D’éminents chercheurs y reviennent avec ardeur et conviction déconcertantes. J’en citerais volontiers, Kim Caméron de l’University of Michigan, Richard Rumelt du London School of Economics ou encore les fameux Daniel Goleman père de l’intelligence émotionnelle et Martin Seligman père de la psychologie positive.

Il faut dire toutefois, qu’une certaine soif intrinsèque de vérité qui transcende les jeux du pouvoir, de l’avoir et du paraitre est nécessaire pour aspirer sérieusement à cela et y croire. Je dirais même qu’une quête existentielle profonde est nécessaire pour choisir délibérément l’alternative de sincérité, de vulnérabilité, transparence et authenticité et tenir à la réalisation de soi à même le micmac de la dynamique organisationnelle actuelle. Quelle ambition !

Le terme vulnérabilité fait appel à la transparence qui est un acte de courage et d'honnêteté permettant de développer intérieurement le « pouvoir de » à la place du « pouvoir sur » (Simone Landry /UQAM).

En Management, qui dit pouvoir dit contrôle, mais le terme contrôle en anglais veut simplement dire maîtrise et pas nécessairement domination et manipulation ! Voyez-vous ? Le manager classique est le plus souvent dirigiste et dans cet esprit, la bonne stratégie relève du « pouvoir sur » qui vise carrément la manipulation tout à fait ANTINOMIQUE avec la transparence et la vulnérabilité. Il faut le dire. C'est le secret, l'imprévisibilité et l'obscurantisme qui font marcher les choses et maintiennent ce pouvoir de stresser l'entourage suffisamment pour obtenir ce qu'on veut et, vite ! Attention, ce n’est pas une mince affaire de changer radicalement de logique et de renverser la vapeur. Ce n’est pas un jeu anodin et l’on ne joue pas impunément avec le feu ni la très haute tension. C’est par obligation morale que j’évoque l’autre côté de la médaille et, loin de moi de vous décourager devant un impératif générationnel qui voit le jour en occident où l’humanité passe à un autre niveau de conscience.

Le pouvoir de la vulnérabilité et de la sincérité est bien au contraire le pouvoir de la transparence qui mène au contrôle de soi, à la maîtrise de soi et à la confiance en soi. Il fait appel à la CONFIANCE dans son entourage qui répondra avec plus de confiance, source de connexion intime, d’engagement et « de pouvoir de » réaliser ensemble et se réaliser.

Le pouvoir de la vulnérabilité, de la transparence et de l’authenticité est devenu une habileté du leadership positif et catalyseur qui réussira à engager les gens et mobiliser les organisations d’avant-garde pour embrasser le vœu de la Génération Y et de ces citoyens intelligents libres et égaux. Des citoyens du monde qui aiment collaborer, s’entraider et se respecter tout en jouant ensemble à concevoir, co-créer et innover.

Ça paraît beau et simple, mais ce n’est pas facile. En faisant le lien entre vulnérabilité, transparence et sincérité on fini,t par comprendre parfaitement l'empathie et l'authenticité. Toutefois, décortiquer un concept mental facilite seulement l’effort d’en parler. Il s’agit ici de tout un principe d’intelligence émotionnelle à mettre en pratique pour l’apprendre. L’on ne pourra être empathique et authentique qu'en pratiquant longtemps et régulièrement cet acte de courage dans la sincérité, la transparence et la vulnérabilité.  La sincérité n’est pas chose facile dans un monde individualisé égocentrique, un monde du paraitre de l’avoir et du pouvoir à tout prix. Il est déjà trop difficile de jouer à cette carte entre amis et collègues de même niveau dans ce monde cloisonné et hiérarchique. Essayez-le et vous verrez. Quant à vouloir en faire un principe de management RH, c’est une autre paire de manches. Mais, en a-t-on encore le choix devant l’embarras et la médiocrité des vieilles méthodes ?

On est bien tenté d’essayer autre chose, même une logique inverse. On voudrait bien sincèrement changer d’approche, mais si l'on est déjà asservi au jeu des agendas cachés qui nous sollicitent d’en haut, il faudra un double courage pour s'en tirer de la gamique sans perdre des plumes. Pour jouer safe, il faudra d’abord réussir l’épreuve en pratiquant l’approche sur soi, chez soi et dans son cercle immédiat pour ensuite parvenir à persuader ces ‘supermen’ d’en haut d'une tout autre stratégie de pouvoir. Gagner la confiance en faisant confiance, tout en stimulant et célébrant l'excellence de nos meilleurs acteurs est toute une philosophie du vivre ensemble et une stratégie diamétralement opposée. Il ne suffit pas des vœux pieux pour se libérer du connu.

De toute évidence, il n’est tout de même pas facile de transformer l’atmosphère classique d’un champ de ‘manigances’ et de manip en une biosphère d’entraide, symbiose et joyeuse compétition empreinte de bienveillance. A moins que cette révolution émane directement du top leadership, il n’y aura probablement que les chiffres estimatifs des coûts directs et indirects actuellement encourus sous l’effet des vielles pratiques qui mèneront éventuellement la haute direction à lâcher prise et vous accorder le bénéfice du doute pour un changement incertain dont vous serez les seuls garants. Soyez persuasifs.

La sagesse pragmatique engagée nous avertit qu’on risque bien de se faire des ennemis et même d’y laisser ‘sa peau’ en optant ouvertement pour la sincérité et l’authenticité. Même si la haute direction est d’accord, la résistance au changement de certains gestionnaires vous donnera du fil à retordre. Ne leur donnez pas des armes contre vous. Agissez avec prudence, mesure et parcimonie.

Une fois cette ‘bataille’ gagnée, on est prêt à se remettre ouvertement en question pour redevenir soi-même et commencez à pratiquer publiquement l'acte de courage dans la sincérité, la transparence et la vulnérabilité, même si cela est carrément à contre-courant et contre le bon sens traditionnel. Cette pratique du lâcher prise courageux et déterminé aura des retombées profondes et transformatrices à moyen terme. Rendu à ce stade, on pourrait sérieusement escompter l'engagement, la fidélité et le dévouement de son personnel et en faire le créneau d'une culture d'entreprise qui vibre au diapason de l'heure juste et des aspirations des nouvelles générations.

Le chemin est long mais attention ! On ne peut longtemps cohabiter avec les acteurs rigides qui résistent à ce changement et souhaitent encore revenir à la vielle stratégie du « pouvoir sur », le pouvoir manipulateur de visées égoïstes et pernicieuses. Il faudra graduellement se débarrasser de ces agents négatifs et abandonner l’ambition de les convertir. Car nul n’est plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. C’est n’est que peine perdue.

Autrement dit, durant cette période de transition, on n’a pas le choix de jouer habilement sur deux cordes : transparence et authenticité avec les jeunes et les gens honnêtes et engagés dans cette voie de sagesse et vertu, mais prudence et déception avec les acteurs récalcitrants qui cachent leur intentisons et déguisent leur vulnérabilité par obsession de pouvoir manipulateur. Il faut savoir comment les exclure en douceur en utilisant leurs propres forces contre eux. Ce ne sera pas une partie de plaisir. Sachez-le.

Cette période de transition est un mal nécessaire pour un plus grand bien. Une période de gestation et de renaissance d’une nouvelle philosophie d’affaires et stratégie d’engagement sociétal confortant le développement authentique de la clientèle interne et externe. Beau défi, belle aventure !

Ceci est un warninig à la naiveté en écho au message et aux recherches de Brene-Brown research professor at the University of Houston 

mardi 26 août 2014

NOUVELLES PERSPECTIVES /MISSION MARKETING DES RESSOURCES HUMAINES

Pour prendre sa place légitime au niveau du comité de direction et jouer son rôle stratégique dans l'avenir de l'entreprise, la direction des ressources humaines doit accomplir pleinement sa mission de marketing RH !Le terme est peu usité, mais attirer et fidéliser des gens intéressants est en soi l’esprit même du marketing. Pour commencer, il faudra réussir à vendre la perspective du message suivant à la haute direction.

Tous les départements de l’organisation et tout spécialement la DRH doivent en premier lieu considérer les employés comme des clients internes qui nous rapportent de l’argent avec leurs contributions. Il est question de considérer les employés comme des Abonnés Satisfaits qui achètent continuellement les valeurs de l'organisation mises de l'avant et se traduisant par la qualité de vie au travail, la reconnaissance, les chances réelles d'avancement et de développement de compétences en plus de la rémunération et des avantages sociaux. La DRH doit par conséquent tout faire pour fidéliser ces clients internes et éviter qu'ils aillent s'abonner ailleurs chez un autre employeur. Ce n'est toutefois possible qu’en leur offrant continuellement des avantages concurrentiels tangibles et en leur prouvant que nos promesses sont crédibles. Il s’agit donc d’une double mission. Non seulement une mission de production de valeur ajoutée et d’avantages concurrentiels mais aussi une mission de marketing RH à l’interne comme à l’externe. En cela réside l’essence même de la gestion stratégique des ressources humaines.

Les temps ont changé et il faudra mettre sa pendule à l'heure. Ceci est surtout évident avec la génération Y essentiellement constituée de citoyens à la quête de sens et de valeurs réelles chez l'employeur. Aussitôt qu'on détecte du tape-à-l’œil, du maquillage et des manœuvres manipulatoires déguisées, on commence déjà à chercher ailleurs si l'on ne quitte pas les lieux tout de suite ! Avec cette génération d’intrépides et avertis, l’engagement est très conditionnel et la fidélité doit être largement méritée. Ce ne sont pas des gens difficiles. Leurs preuves sont faites avec les organisations d’avant-garde. Nul doute en question sur leurs mérites.

Voyez-vous ? Il faut parler au monde le langage de son temps. Car les valeurs tant prisées à l'école et soigneusement développées en termes d'engagement sociétal et en termes d'équité de solidarité, d’amour et de respect mutuel doivent trouver résonance dans leur milieu de travail. Autrement, ils sont prêts à débarquer et vite, sans pitié aucune des employeurs prétentieux et sans engagement réel derrière leurs politiques.

Il faut donc considérer les valeurs et les promesses de l'entreprise comme un produit de qualité concurrentielle à vendre à ses clients internes et à commercialiser sur le marché du travail afin d’attirer de nouveaux ‘’abonnés’’ talentueux et intéressants. Il s'agit là de tout un changement de paradigme qu'il faudra intégrer dans la mentalité des gestionnaires des ressources humaines pour commencer.

Il faut qu'ils jouent pleinement leur rôle de marketing, de coaching, d'animation et mobilisation, mais aussi d'accompagnement et de soutien pour faire de la culture de l'entreprise un creuset de valeurs concurrentielles tangibles partagées par tous. Pour ce faire, il faudra évidemment jouer parfaitement le rôle d'interface bidirectionnelle entre la haute direction et les collaborateurs. Les exigences à la base fidèlement transmises amèneront la haute direction à investir autant dans le marketing des valeurs que dans le marketing des produits et services. Lorsque la haute direction consent à doter la DRH du minimum nécessaire pour honorer ses promesses et ses engagements de QVT et consent à renoncer à toute stratégie de tape à l’œil ou de slogans vides, on parviendra non seulement à fidéliser les meilleurs clients internes, mais aussi à attirer suffisamment ‘’d'abonnés’’ talentueux sur le marché du travail.

Lorsque les avantages socioprofessionnels et matériels pour l’employé deviennent une fierté essentielle de l’organisation et le cachet de son image de marque, le niveau d’engagement et le rendement élevé du capital-compétence payeront largement la note. On n’aura plus à combattre les intérêts immédiats de ces gens intelligents et si informés et qu’on a judicieusement sélectionnés, qualifiés et développés. La raison du plus fort n’est plus toujours la meilleure, sauf pour le court terme. Le syndicalisme sera également hors capacité de nuire à une organisation honnête qui va de l’avant.

Ne voyez-vous pas que le monde est actuellement plus idéaliste et beaucoup moins matérialiste qu'on le pensait ?À coup sûr, le capital-confiance viendra consolider le capital-compétence d’une organisation qui roule et surfe sur les aléas du marché.

Il s’agit d’un processus d’amélioration continue. Il faudra continuellement vendre à ses clients internes autant les valeurs traditionnelles de base que les ‘’cutting-edge values’’ en vogue dans l’organisation ‘futuriste’ du millénium. Pourquoi pas le leadership positif, le management personnalisé, l’évaluation positive continue, le coaching mutuel à tous les niveaux, le coaching inverse et même le plaisir au travail ?Au lieu de résister au changement et se méfier de ces concepts et paradigmes émergents, il faut les considérer au même titre que les nouveaux softwares et cutting-edge-technology qui commencent à marquer la différence dans la vie de l’entreprise du 21ème siècle.

Si vous n’achetez pas ces nouveaux ‘logiciels’ et stratégies de marketing RH, vous êtes probablement en train de scier la branche sur laquelle vous êtes assis. C’est surtout vrai pour les organisations opérant dans les pays occidentaux, bientôt elles n’auront plus une part de marché significative. Il s’agit là, à l’évidence, des ingrédients d’un nouvel art de vivre ensemble pour grandir ensemble. Actuellement même les valeurs artistiques, ludiques et spirituelles doivent trouver leur place dans la vie de l’entreprise qui est de plus en plus considérée comme un milieu de vie sociale et de compétition joyeuse vers l’excellence. C’est toute une pédagogie, tout un marketing et toute une entreprise dans l’entreprise. Jean Marc Chaput, nous dit : «Vivre c’est ‘’vendre’’».

Auteur et libre penseur : Mustapha Sofia